Les consommateurs allergiques européens souhaitent comprendre ce qui se cache derrière un étiquetage préventif pour les allergènes

Une étude menée par Audrey Dunn Galvin (Royaume Uni) s'est penchée sur les perceptions, la confiance et les demandes des consommateurs par rapport à l'étiquetage du type "peut contenir".


Une équipe de recherche a monté un questionnaire en ligne pour les personnes ayant des allergies et/ou des enfants allergique à leur charge afin de mieux décrire leurs attentes et leur confiance face aux étiquetages préventifs. Un étiquetage préventif est un message comme "peut contenir allergène" ou "a été fabriqué dans une usine qui utilise allergène". Ce message permet aux consommateurs allergiques de prendre conscience que le produit peut potentiellement provoquer chez eux une réaction allergique. 

L'étude a montré que les répondants font peu confiance aux étiquetages préventifs, possiblement dû à la surutilisaion de ces derniers.

Les répondants ont aussi spécifié qu'ils souhiateraient voir un message qui indique que l'usine qui fabrique le produit a entrepris une analyse de risque quantitative. Le message suivant: "ce produit a subi une analyse de risque et il y a un risque de réaction allergique (i.e. il n'est pas prudent de consommer)" a été bien reçu tout comme le message similaire: "ce produit a subi une analyse de risque et il n'y a pas de risque de réaction allergique (i.e. il est prudent de consommer)". D'après les résultats, une telle approche en industrie et un étiquetage obligatoire, feraient que les consommateurs allergiques se sentent plus protégés, et moins anxieux. De plus, cela apporterait plus de facilité, de choix et de compréhension lors de leurs prises de décision au moment d'acheter un produit.

Un point essentiel également est le besoin exprimé pour une meilleure communication de l'analyse des risques auprès des consommateurs et sur comment et pourquoi (par quelles démarches, moyens, processus) l'entrepise agro-alimentaire a décidé de mettre un étiquetage préventif. Cette communication devrait être faite, d'après les répondants au sondage, par les médecins traitants et les allergologues.