La fraude dans le poisson dans le reste du monde; quand on se compare on se console.

Suite à l'annonce d'Oceana sur la fraude dans les poissons au Canada la semaine passée, une petite revue de littérature s'impose afin de savoir si cette fraude est un problème Canadien ou mondial.


Une équipe de recherche s'est penchée sur la fraude dans les poissons en Argentine et plus précisément dans le grand marché de Buenos Aires.

La publication est disponible gratuitement ici.

En discussion les auteurs indiquent que 35 des 164 (21.34%) filets testés étaient mal étiquetés. Est ce une volonté? Est ce une erreur? D'après les auteurs, étant donné que l'espèce de poisson de "remplacement" est bien souvent moins chère que l'espèce énoncée sur l'étiquetage, tout porte à croire qu'il s'agit bien de fraude alimentaire. Par la suite les auteurs comparent leurs résultats avec des publications relatant des cas de fraudes dans d'autres parties du monde.

Voici un petit résumé:

- Brésil : 255 échantillons, 17.3% de mauvais étiquetage et une tendance similaire entre les différentes région du pays

- Amérique du Nord:

- Afrique du Sud: 10 des 108 (9%) échantillons de revendeurs et 43 sur 140 (31%) de distributeurs étaient mal identifiés. Dans cette étude, les auteurs avancent que dans la majorité des cas il s'agissait bien d'un acte intentionel dans le but de faire des profits. 

- Italie: (1) 80% de palombo n'en est pas. (2) 32% de poissons transformés mal étiquetés (69 échantillons testés). Les auteurs signalent que 18 cas étaient des fraudes majeures avec des conséquences économiques et nutritionelles.

- Irlande: 39 des 156 (25%) échantillons d'aiglefin et de morue achetés en épicerie, poissonerie et take out (fish and chips) étaient mal identifiés et 28 des 34 (82.4%) échantillons de poissons fumés étaient aussi mal identifiés.

- Europe: 20% des 169 échantillons de merlu fraudés.

Ces quelques études montrent bien que la fraude dans les poissons est un problème global. 

Il faut ajouter aussi que l'identification des espèces de poissons se fait principalement par analyse ADN et que cette identification a été possible, pour de nombreuses études, grâce à une base de données appelée FISHBOLD et créée par des Canadiens à l'université de Guelph.